—Oui, madame...
Il paraît que votre travail avance... du moins c'est ce que disait M. Lorris...
—Mon grand ouvrage philosophique, le voici!» dit Mme Lorris en riant.
Et elle montrait à Estelle stupéfaite une petite tapisserie en train et diverses broderies jetées parmi des journaux de modes sur une coquette table à ouvrage.
«Oui, je m'enferme ici pour travailler à ces petites inutilités, je me cache soigneusement de mes amies bourrées de sciences, ingénieures, doctoresses, femmes politiques! C'est ma frivolité qui s'obstine à lutter et à protester contre notre siècle scientifique et polytechnique, contre mon tyrannique mari et ses tyranniques théories... Nous serons deux, si vous voulez?
—Si je le veux? Ah! je crois bien... J'abandonne le laboratoire et je reste avec vous, dit Estelle avec joie.
Ne voyant presque plus Estelle, M. Philox Lorris en était arrivé à l'oublier. Georges Lorris put s'en apercevoir un jour que M. Lorris, entre une matinée de manipulations de miasmes dans son laboratoire et une après-midi réclamée par le Comité d'organisation du nouveau corps médical offensif, crut pouvoir consacrer quelques instants à ses devoirs de père de famille.
LE CABINET DE TRAVAIL DE Mme LORRIS.
«A propos, et l'affaire de ton mariage? dit-il à Georges; qu'est-ce que nous avons conclu donc, je ne me rappelle plus? Où en sommes-nous?