Estelle, depuis l'âge de douze ans, suivait les cours de l'Institut de Zurich, sans quitter sa famille, uniquement par Télé. Précieux avantage pour les familles éloignées de tout centre, qui ne sont plus forcées d'interner leurs enfants dans les lycées ou collèges régionaux. Estelle avait donc fait toutes ses classes par Télé, sans sortir de chez elle, sans bouger de Lauterbrunnen. Elle suivait aussi de la même façon les cours de l'École centrale d'électricité de Paris et prenait, en outre, des répétitions par phonogrammes de quelques maîtres renommés.
Par malheur, elle n'avait pu passer ses examens par Télé, les règlements surannés s'y opposant, et, devant les maîtres examinateurs, une timidité qu'elle tenait un peu de son père lui avait nui.
LES PANTOUFLES ISOLATRICES.
DANS L'OUEST S'AVANÇAIT UN GIGANTESQUE AÉRO-PAQUEBOT.
III
Les tourments d'une aspirante ingénieure.—Les cours par Télé.—Une fidèle cliente de Babel-Magasins.—L'ahurie Grettly circulant parmi les engins.—Le Téléjournal.