L'histoire de la mode pourrait s'écrire avec une douzaine de portraits de femmes espacés de siècle en siècle, portraits de reines de la main droite et de reines de la main gauche,—plus souvent de la main gauche,—de grandes dames et de grandes courtisanes.

DAME SOUS CHARLES VIII.

Il suffit d'écrire leurs noms, chacun d'eux c'est une page qui se tourne, un chapitre nouveau qui commence: Agnès Sorel, Diane de Poitiers, la reine Margot et Gabrielle d'Estrées, la première femme et la dernière mie du roi Henri, Marion Delorme, la Grande Mademoiselle, Montespan, première partie du règne du roi Soleil, Maintenon, seconde partie du règne du monarque renfrogné, Madame de Pompadour, triomphe du pimpant XVIIIe siècle, Marie-Antoinette, dernier et mélancolique éclat d'un monde qui finit, Madame Tallien, Joséphine..., etc.

La Houppelande.

Après Isabeau de Bavière, reine de France et reine de la mode, la gracieuse et magnifique épouse de Charles VI, d'abord reine des bals et des fêtes, mais qui devint bientôt la reine des guerres civiles, sans cesser, dans un temps de sombres horreurs, de rêver somptueux costumes et recherches d'élégance,—après les modes d'Isabeau, c'est le temps et ce sont les modes d'Agnès Sorel, la dame de Beauté de Charles VII.