Sous François Ier.
IV
LA RENAISSANCE
Modes en largeur.—Hocheplis, vertugalles, vertugadins.—La belle Ferronnière.—Eventails et manchons.—Les modes tristes de la Réforme.—L'escadron volant de Catherine.—Dentelles et guipures.—Etats de services du vertugadin.—Le masque et le touret de nez.—Fards et cosmétiques.
A la suite des expéditions de Charles VIII, un coup de vent souffle sur les modes du moyen âge. Les temps gothiques sont finis, le costume masculin se transforme tout à coup et le costume féminin va changer aussi. Ce coup de vent emporte, avec bien d'autres choses, avec notre architecture nationale, avec notre goût national, ces hennins qui, malgré l'apparence, tenaient si bien sur les têtes qu'ils avaient duré près d'un siècle.
Le costume s'amollit et se complique. Le corset ou corsage remplace le surcot, il est d'une autre couleur que la robe et tout chargé d'ornements et ramages dorés, sous plusieurs rangs de colliers couvrant le haut de la poitrine décolletée. Les manches aussi sont d'une autre couleur que le corsage, ce sont de grandes ailes tailladées et flottantes ou bien des manches de plusieurs pièces rattachées par des aiguillettes ou des rubans, laissant voir la chemise de fine toile de Frise bouffante aux épaules et aux coudes.
C'est le commencement des manches à bourrelets successifs et à crevés qui vont durer si longtemps.
Les souliers pattés ou à bouts carrés remplacent les souliers pointus; on va comme toujours d'une extrémité à l'autre.