TOILETTE DE COUR HENRI III.

Encadrement de corsage en joaillerie, or, pierreries, perles, colliers, boucles d'oreilles, perles et diamants à la coiffure, les princesses et les grandes dames étincellent. Les coiffures sont très basses, les cheveux arrangés en pointe sur le front et relevés en rouleau sur les tempes, dessinent un cœur que couronne un simple cercle orné de pierres et de perles fines.

Le Masque.

Sur les corsages et sur les jupes, des lignes de perles forment des quadrillés ou des losangés. La ceinture à pendants très longs, est en joaillerie également; à l'extrémité pend un petit miroir, précieusement encadré, que les dames ont à tout instant à la main, pour vérifier l'état de cette précieuse toilette si difficile à porter, de ces fraises immenses, d'une si haute et si majestueuse élégance, pour lesquelles les dames sont à la gêne dans les réunions et dans la presse des fêtes de la cour.

Il suffit pour en juger de voir au Louvre un tableau du temps, représentant un bal à la cour, aux fêtes données pour le mariage du duc de Joyeuse avec la belle-sœur du roi, noces fameuses, célébrées avec un faste inouï par vingt-cinq ou trente journées de festins, de joutes ou de mascarades, pendant lesquelles toute la cour, les princes et princesses, seigneurs et nobles dames rivalisèrent de richesses et de somptuosités folles, dans leurs toilettes renouvelées de fête en fête.

D'après ce tableau des noces de Joyeuse, attribué à Clouet, les seigneurs et les nobles dames rivalisèrent surtout de ridicule dans leurs ajustements. Ce ne sont que corsages à pointes, fantastiquement serrés ou pourpoints à abdomens pointus, qui donnent aux uns et aux autres, des apparences d'insectes, fines guêpes ou gros bourdons.