Le grand siècle fut aussi le siècle ennuyeux, l'ennui doré en habit d'apparat et solennelle perruque. Le roi se repentant des galantises de sa jeunesse, tourné maintenant vers la dévotion et l'austérité, entendait que tout le monde fît comme lui.
La mode immédiatement changea. Le costume des hommes et des femmes se modifia dans le sens de la sévérité; les ornements trop éclatants ou trop pimpants, les vives couleurs, les grands ramages d'or qui jadis avaient ébloui la cour et la ville disparurent pour faire place à des ajustements plus sobres et plus discrets.
Fin du grand siècle.
Cela dura jusqu'au temps où Louis XIV lui-même, ayant eu près des coiffes austères de Mme de Maintenon son compte de morosité, jugea qu'il ne serait pas mauvais de prier grands seigneurs et grandes dames de rendre à sa cour l'éclat et la splendeur des jours d'autrefois, avant que la dévotion ne fût à la mode. Il est inutile de dire si l'invitation fut entendue et si les habillements luxueux tardèrent à reparaître.
SOUS LA RÉGENCE.