Coiffure d'intérieur.

Marie-Antoinette fermière de Trianon, amène un peu de paysannerie dans les modes, de la paysannerie d'opéra-comique, de la bergerie à la Florian ou au Devin du Village. On voit apparaître les chapeaux de paille, les tabliers, les caracos, les casaquins.

Léonard régnant sur les têtes et les gouvernant à sa fantaisie, pour le reste, l'arbitre du goût à la cour de Marie-Antoinette, c'est Mlle Rose Bertin, la grande marchande de modes de la reine, celle qu'on appelle son ministre des modes.

Grand Chapeau.

Rose Bertin ordonne et décrète, elle invente et elle compose, les femmes crient merveille à tout ce qui sort de ses mains, et les maris se plaignent de l'immensité de ses mémoires... comme toujours.

Vers 1780, la mode tourne et cherche des façons de robes nouvelles. On invente les robes polonaises et les robes circassiennes qui n'ont rien de polonais ni de circassien, des robes courtes d'abord, avec des relevés sur des paniers, puis de longues robes de dessus flottantes.

La tendance aux modes négligées va bientôt s'accentuant, on voit paraître les robes lévites qui sont l'occasion d'un scandale au jardin du Luxembourg; une comtesse se promène avec une lévite à queue de singe, c'est-à-dire à queue bizarrement coupée et tortillée, elle est suivie par une foule moqueuse, et il faut pour la dégager faire avancer la garde.