[55] Cette maison existe encore aujourd'hui; elle est située, rempart des tailleurs de pierre, W. 4, no 794; mais elle est entièrement défigurée. Les Focker ou Fugger étaient, en ce temps-là, les plus riches marchands de l'Europe. Ils étaient originaires d'Augsbourg et s'étaient fixés à Anvers en 1505.

[56] L'hôtel de Portugal, situé au Kipdorp, W. 2, no 1668, acheté par la ville à M. Gilles de Schermere, le 20 novembre 1511, et donné au facteur et consuls ordinaires du Portugal, «et ce tant et durant que les dicts facteur ou consuls se tiendront en ceste ditte ville, et que le facteur tiendra sa demeure en la ditte maison.» En 1817, on en fit la caserne des pompiers.

[57] Rodrigo Fernandès, très-gros commerçant, facteur de Portugal en 1528. Cette année, il acheta le splendide hôtel d'Immerseele, appelé plus tard le Vetkot, situé rue Longue-Neuve W. 2, no 1468. Il l'acheta au seigneur Jan d'Immerseele, bailli d'Anvers et marquis du pays de Ryen, et à demoiselle Marie De Lannoy, sa femme. La rue du Marquisat qui est près de là en a pris son nom. La jolie chapelle qui existe encore fut bâtie par le marquis en 1496.

[58] Conrad Meyt, né à Malines, reçu à la gilde de Saint-Luc, en 1536.

[59] Cette estampe est gravée à l'eau-forte sur fer. Hauteur, 7 pouces 9 lignes; largeur, 6 pouces 10 lignes. Voir Bartsch, le Peintre-Graveur, no 59.

[60] Il y a tout un poëme dans cette figure, qui revient sans cesse, et peut-être malgré lui, dans l'œuvre du maître. Ce sont les traits de la jalousie d'une grande quantité de ses vierges terrestres, et sans doute de ce monstre charmant, Agnès Frey, qu'il déteste et qu'il adore. Voir page XIV.

[61] Gravure que l'on trouve assez facilement belle. Hauteur, 3 pouces 7 lignes; largeur, 5 pouces 3 lignes. Voir Bartsch, le Peintre-Graveur, no 58.

[62] Cette petite merveille que nous donnons ici est gravée au burin sec. Albert Dürer en avait fait tirer très-peu d'exemplaires. Aussi était-elle déjà rare de son vivant, et ne l'offrait-il qu'aux personnes dont il faisait grand cas.

[63] Cette gravure, dont l'empereur Rodolphe II a fait dorer la planche, est une des plus fines et des plus remarquables du maître. On la nomme aussi saint Hubert, parce que l'on y voit dans une forêt un chasseur à genoux devant un cerf qui porte une croix lumineuse au-dessus de la tête. On croit, généralement que l'artiste a fait le portrait de Maximilien Ier. Peut-être est-ce celui de son ami Reiter, qui ressemblait à l'empereur. Hauteur mesurée du côté gauche, 13 pouces 3 lignes; du côté droit, 13 pouces seulement; largeur, 9 pouces 7 lignes. Voir Bartsch, le Peintre-Graveur, no 57.

[64] On ne trouve plus ce titre dans les catalogues de l'œuvre d'Albert Dürer; il s'agit ici de la justice ou de la grande fortune.