[72] Bernard van Orley, ou Barend van Brussel, né à Bruxelles en 1471, mort dans sa ville natale en 1541, peintre de Marguerite d'Autriche, gouvernante des Pays-Bas. Il eut la gloire d'être un des rares peintres flamands qui accueillirent Albert Dürer sans jalousie.

[73] Receveur du Brabant pour le quartier de la ville d'Anvers.

[74] Il est représenté à mi-corps dans son cabinet. Il écrit. Érasme ne fut pas content de ce portrait comme il l'avait été de celui fait par Holbein, qu'il avait gardé dix jours chez lui avant de le rendre, pour qu'il pût paraître dans la célèbre édition de l'Éloge de la folie, dite édition d'Holbein, parce que ce grand peintre l'avait illustrée de quatre-vingt-trois dessins, gravés sur cuivre, sans compter son portrait, celui de Morus et celui d'Érasme sur une seule planche. Oh! oh! s'était écrié le philosophe de Rotterdam en voyant ce portrait, si je ressemblais encore à cet Érasme-là, en vérité, je voudrais me marier. Albert Dürer a gravé ce portrait sur cuivre, avec cette inscription: «Imago Erasmi Roterodami ab Alberto Durero ad vivam effigiem delineata, MDXXVI.» Hauteur, 9 pouces 3 lignes; largeur, 7 pouces 2 lignes.

[75] Albert Dürer parle-t-il de l'estampe de Lucas de Leyde, ou du petit livre populaire intitulé Aventures de Thyl Uylenspiegel, qui fut traduit en 1483 du néerlandais en allemand, selon les Flamands, ou de l'allemand en néerlandais, selon les Allemands? En 1613, Van der Hoeven, de Rotterdam, fit une nouvelle édition de cette bonne bouffonnerie avec ce titre: «Histoire de Thyl Uylenspiegel, relation des farces ingénieuses qu'il a faites; très-amusante à lire, avec de belles gravures.» Depuis on en a publié bon nombre corrigées et considérablement augmentées. Pour ma part j'en connais bien dix, en comptant celle qui est spirituellement illustrée par Paul Lauters. Je crois qu'Albert Dürer parle du livre, car de son temps la gravure devait déjà être très-rare. A peine gravée, la planche avait été perdue; peut-être Lucas l'avait-il détruite lui-même, car cette estampe n'était pas à la hauteur de ses autres ouvrages.

Le graveur Henri Hondius en a fait une copie en 1644, avec cette inscription:

Dees eerste vorm is wech, men vinter geen voor ons,
Want een papiere Druck gelt vyftich Ducatons.

«Cette forme première est perdue, on ne peut la retrouver; et un exemplaire sur papier se paye cinquante ducatons.»

[76] Ambassadeur nurembergeois; fut conseiller et bourgmestre de sa ville, et mourut en 1553.

[77] Tasses de Majolica. Poterie italienne.

[78] L'écusson de cette famille fut peint par Dürer, et peut-être même gravé sur bois.