—Tout promettre, et pourquoi? m'écriai-je.
—Parce que M. le duc d'Anjou est décidé à tout, qu'il est bien en ce moment avec le roi, et qu'il n'y a rien, par conséquent, à attendre du roi.
—Mais d'ici à mercredi doit-il donc se passer quelque événement qui viendra à notre aide?
—Peut-être. J'attends de jour en jour cette circonstance qui doit mettre le prince dans ma dépendance. Je la pousse, je la hâte, non-seulement de mes voeux, mais de mes actions. Demain il faut que je vous quitte, que j'aille à Montereau.
—Il le faut? répondis-je avec une espèce de terreur mêlée d'une certaine joie.
—Oui; j'ai là un rendez-vous indispensable pour hâter cette circonstance dont je vous parlais.
—Et si nous sommes dans la même situation, que faudra-t-il donc faire, mon Dieu?
—Que voulez-vous que je fasse contre un prince, madame, quand je n'ai aucun droit de vous protéger? Il faudra céder à la mauvaise fortune….
—Oh! mon père! mon père! m'écriai-je.
Le comte me regarda fixement.