—Voilà ce que je craignais, dit Gorenflot. Et, plus mort que vif, il entra dans le couvent, dont la porte se referma sur lui.

—Ah! c'est vous! s'écria le frère portier, venez vite, vite, le révérend prieur Joseph Foulon vous demande.

Et le frère portier, prenant Gorenflot par la main, le conduisit ou plutôt le traîna jusque dans la chambre du prieur.

Là aussi les portes se refermèrent.

Gorenflot baissa les yeux, craignant de rencontrer le regard courroucé de l'abbé; il se sentait seul, abandonné de tout le monde, en tête-tête avec un supérieur qui devait être irrité, et irrité justement.

—Ah! c'est vous enfin! dit l'abbé.

—Mon révérend… balbutia le moine.

—Que d'inquiétudes vous nous avez données! dit le prieur.

—C'est trop de bontés, mon père, reprit Gorenflot, qui ne comprenait rien à ce ton indulgent auquel il ne s'attendait pas.

—Vous avez craint de rentrer après la scène de cette nuit, n'est-ce pas?