—Je dis que jamais un roi ne doit oublier celui auquel il doit sa couronne…. Or, monseigneur….
—Eh bien?…
—Vous me devez la couronne, sire!
—Monsoreau! s'écria le duc avec une terreur plus grande encore qu'aux premières attaques du grand veneur. Monsoreau! reprit-il d'une voix basse et tremblante, êtes-vous donc alors un traître envers le roi comme vous fûtes un traître envers le prince?
—Je m'attache à qui me soutient, sire! continua Monsoreau d'une voix de plus en plus élevée.
—Malheureux!…
Et le duc regarda encore le portrait de Bussy.
—Je ne puis! dit-il… Vous êtes un loyal gentilhomme, Monsoreau, vous comprendrez que je ne puis approuver ce que vous avez fait.
—Pourquoi cela, monseigneur?
—Parce que c'est une action indigne de vous et de moi…. Renoncez à cette femme. Eh! mon cher comte… encore ce sacrifice; mon cher comte, je vous en dédommagerai par tout ce que vous me demanderez….