—Eh bien, je disais donc, continua Henri, que, si mon cousin de Guise a eu cette idée, idée au développement de laquelle vous avez pris si bonne part, François, c'est à lui que doit revenir la charge de la mettre à exécution.

—Que dites-vous, sire? s'écria François haletant d'inquiétude.

—Je dis que, pour diriger un pareil mouvement, il faut un grand prince.

—Sire, prenez garde!

—Un bon capitaine, un adroit négociateur.

—Un adroit négociateur surtout, répéta le duc.

—Eh bien, François, est-ce que ce poste, sous tous les rapports, ne convient pas à M. de Guise? voyons.

—Mon frère, dit François, M. de Guise est bien puissant déjà.

—Oui, sans doute, mais c'est sa puissance qui fait ma force.

—Le duc de Guise tient l'armée et la bourgeoisie; le cardinal de Lorraine tient l'Église; Mayenne est un instrument aux mains des deux frères; vous allez réunir bien des forces dans une seule maison.