Chicot referma les deux yeux.

Il se fit un silence d'un instant entre les deux princes.

Le roi le rompit le premier.

—Il faut donc tout ménager, mon cher François, dit-il; pas de guerres civiles, pas de querelles entre mes sujets. Je suis fils de Henri le batailleur et de Catherine la rusée; j'ai un peu de l'astuce de ma bonne mère; je vais faire rappeler le duc de Guise, et je lui ferai tant de belles promesses, que nous arrangerons votre affaire à l'amiable.

—Sire, s'écria le duc d'Anjou, vous m'accorderez le commandement, n'est-ce pas?

—Je le crois bien.

—Vous tenez à ce que je l'aie?

—Énormément.

—Vous le voulez, enfin?

—C'est mon plus grand désir; mais il ne faut pas cependant que cela déplaise trop à mon cousin de Guise.