—Eh bien! je veux visiter le château et m'y retrancher.

—Vous avez raison, monseigneur; de bons retranchements, voyez-vous….

Bussy balbutia; il n'avait pas l'habitude de la peur, et les paroles prudentes lui manquaient.

—Et puis, une autre idée encore.

—La matinée est féconde, monseigneur.

—Je veux faire venir ici les Méridor.

—Monseigneur, vous avez aujourd'hui une justesse et une vigueur de pensées!… Levez-vous et visitons le château.

Le prince appela ses gens; Bussy profita de ce moment pour sortir.

Il trouva le Haudoin dans les appartements. C'était lui qu'il cherchait.

Il l'emmena dans le cabinet du duc, écrivit un petit mot, entra dans une serre, cueillit un bouquet de roses, roula le billet autour des tiges, passa à l'écurie, sella Roland, mit le bouquet dans la main du Haudoin, et invita le Haudoin à se mettre en selle.