—Assez, dit Chicot en le bâillonnant avec la main, si tu es chrétien, ne laisse pas mourir ton frère sans confession.

—C'est juste, où est mon frère? que je le confesse, dit Gorenflot, c'est-à-dire quand j'aurai bu, car je meurs de soif.

Et Chicot passa au moine un pot plein d'eau, que celui-ci vida presque entièrement.

—Ah! mon fils, dit-il en reposant le pot sur la table, je commence à voir clair.

—C'est bien heureux, répondit Chicot, décidé à profiter de ce moment de lucidité.

—Maintenant, mon tendre ami, continua le moine, qui faut-il que je confesse?

—Notre malheureux voisin qui se meurt.

—Qu'on lui donne une pinte de vin au miel, dit Gorenflot.

—Je ne dis pas non; mais il a plus besoin des secours spirituels que des secours temporels. Tu vas l'aller trouver.

—Croyez-vous que je sois suffisamment préparé, monsieur Chicot? demanda timidement le moine.