—Ce n'est pas le moment d'être fier, fit sévèrement Catherine.

—Un ambassadeur qui demandera la paix?

—Qui l'achètera, s'il le faut.

—Pour quels avantages, mon Dieu?

—Eh! mon fils, dit la Florentine, quand cela ne serait que pour pouvoir faire prendre en toute sécurité, après la paix faite, ceux qui se sont sauvés pour vous faire la guerre. Ne disiez-vous pas tout à l'heure que vous voudriez les tenir.

—Oh! je donnerais quatre provinces de mon royaume pour cela; une par homme.

—Eh bien! qui veut la fin veut les moyens, reprit Catherine d'une voix pénétrante qui alla remuer jusqu'au fond du coeur de Henri la haine et la vengeance.

—Je crois que vous avez raison, ma mère, dit-il; mais qui leur enverrons-nous?

—Cherchez parmi tous vos amis.

—Ma mère, j'ai beau chercher, je ne vois pas un homme à qui je puisse confier une pareille mission.