— Il régnera, répéta René enseveli dans une rêverie profonde.
Cependant, bientôt cette expression sombre s'effaça des traits de Catherine à la lumière d'une pensée qui semblait éclore au fond de son cerveau.
— René, dit-elle en étendant la main vers le Florentin sans détourner sa tête inclinée sur sa poitrine, René, n'y a-t-il pas une terrible histoire d'un médecin de Pérouse qui, du même coup, à l'aide d'une pommade, a empoisonné sa fille et l'amant de sa fille?
— Oui, madame.
— Cet amant, c'était? continua Catherine toujours pensive.
— C'était le roi Ladislas, madame.
— Ah! oui, c'est vrai! murmura-t-elle. Avez-vous quelques détails sur cette histoire?
— Je possède un vieux livre qui en traite, répondit René.
— Eh bien, passons dans l'autre chambre, vous me le prêterez.
Tous deux quittèrent alors la cellule, dont René ferma la porte derrière lui.