«Corneille de Witt.»
«20 août 1672.
Jean, les larmes aux yeux, essuya une goutte de ce noble sang qui avait taché la feuille, la remit à Craeke avec une dernière recommandation et revint à Corneille, que la souffrance venait de pâlir encore, et qui semblait près de s'évanouir.
—Maintenant, dit-il, quand ce brave Craeke aura fait entendre son ancien sifflet de contremaître, c'est qu'il sera hors des groupes, de l'autre côté du vivier... Alors nous partirons à notre tour.
Cinq minutes ne s'étaient pas écoulées, qu'un long et vigoureux coup de sifflet perça de son roulement marin les dômes de feuillage noir des ormes et domina les clameurs du Buitenhof.
Jean leva les bras au ciel pour le remercier.
—Et maintenant, dit-il, partons, Corneille.
III
L'ÉLÈVE DE JEAN DE WITT
Tandis que les hurlements de la foule assemblée sur le Buitenhof, montant toujours plus effrayants vers les deux frères, déterminaient Jean de Witt à presser le départ de son frère Corneille, une députation de bourgeois était allée, comme nous l'avons dit, à la maison de ville, pour demander l'expulsion du corps de cavalerie de Tilly.