—Vous savez, Geneviève, que je n'exige jamais rien de vous; je vous prie seulement. Eh bien, entendez-vous? je vous prie d'écrire au citoyen Maurice.
—Mais..., fit Geneviève.
—Écoutez, reprit Dixmer en l'interrompant: ou il y a entre vous et Maurice de graves sujets de querelle, car, quant à moi, il ne s'est jamais plaint de mes procédés, ou votre brouille avec lui résulte de quelque enfantillage.
Geneviève ne répondit point.
—Si cette brouille est causée par un enfantillage, ce serait folie à vous de l'éterniser; si elle a pour cause un motif sérieux, au point où nous en sommes, nous ne devons plus, comprenez bien cela, compter avec notre dignité, ni même avec notre amour-propre. Ne mettons donc point en balance, croyez-moi, une querelle de jeunes gens avec d'immenses intérêts. Faites un effort sur vous-même, écrivez un mot au citoyen Maurice Lindey et il reviendra.
Geneviève réfléchit un instant.
—Mais, dit-elle, ne saurait-on trouver un moyen, moins compromettant, de ramener la bonne intelligence entre vous et M. Maurice?
—Compromettant, dites-vous? Mais, au contraire, c'est un moyen tout naturel, ce me semble.
—Non, pas pour moi, mon ami.
—Vous êtes bien opiniâtre, Geneviève.