—Quelle répétition?
—La répétition de la grande solennité.
—Mon cher, dit Maurice, tu sais que, depuis huit jours, je ne sors plus; par conséquent, je ne suis plus au courant de rien, et j'ai le plus grand besoin d'être renseigné.
—Comment! je ne te l'ai donc pas dit?
—Tu ne m'as rien dit.
—D'abord, mon cher, tu savais déjà que nous avions supprimé Dieu pour quelque temps, et que nous l'avons remplacé par l'Être suprême.
—Oui, je sais cela.
—Eh bien, il paraît qu'on s'est aperçu d'une chose, c'est que l'Être suprême était un modéré, un rolandiste, un girondin.
—Lorin, pas de plaisanteries sur les choses saintes; je n'aime point cela, tu le sais.
—Que veux-tu, mon cher! il faut être de son siècle. Moi aussi, j'aimais assez l'ancien Dieu, d'abord parce que j'y étais habitué. Quant à l'Être suprême, il paraît qu'il a réellement des torts, et que, depuis qu'il est là-haut, tout va de travers; enfin nos législateurs ont décrété sa déchéance....