Près de cet homme qui, le sabre en main, gardait le seuil de la hutte, le petit Black aboyait avec fureur.

—Aux armes, tout le poste! cria Simon; nous sommes trahis; faites entrer l'Autrichienne. Aux armes! aux armes!

Un officier accourut. Simon lui parla, lui montrant, avec des yeux enflammés, l'intérieur de la cabine. L'officier cria à son tour:

—Aux armes!

—Black! Black! appela la reine en faisant quelques pas en avant. Mais le chien ne lui répondit pas et continua d'aboyer avec fureur.

Les gardes nationaux coururent aux armes, et se précipitèrent vers la cabine, tandis que les municipaux s'emparaient de la reine, de sa sœur et de sa fille, et forçaient les prisonnières à repasser le guichet, qui se referma derrière elles.

—Apprêtez vos armes! crièrent les municipaux aux sentinelles. Et l'on entendit le bruit des fusils qu'on armait.

—C'est là, c'est là, sous la trappe, criait Simon. J'ai vu remuer la trappe, j'en suis sûr. D'ailleurs, le chien de l'Autrichienne, un bon petit chien qui n'était pas du complot, lui, a jappé contre les conspirateurs, qui sont probablement dans la cave. Eh! tenez, il jappe encore.

En effet, Black, animé par les cris de Simon, redoubla ses aboiements.

L'officier saisit l'anneau de la trappe. Deux grenadiers des plus vigoureux, voyant qu'il ne pouvait venir à bout de la soulever, l'y aidèrent, mais sans plus de succès.