—Tu es perdu, lui dit-il, si tu en viens aux voies de fait. Écrasons Simon, mais écrasons-le par la légalité. Ce doit être chose facile à des légistes.
En conséquence, le lendemain matin, Maurice se rendit à la section et formula sa plainte.
Mais il fut bien étonné quand à la section le président fit la sourde oreille, se récusant, disant qu'il ne pouvait prendre parti entre deux bons citoyens animés tous deux de l'amour de la patrie.
—Bon! dit Maurice, je sais maintenant ce qu'il faut faire pour mériter la réputation de bon citoyen. Ah! ah! rassembler le peuple pour assassiner un homme qui vous déplaît, vous appelez cela être animé de l'amour de la patrie? Alors j'en reviens au sentiment de Lorin, que j'ai eu le tort de combattre. À partir d'aujourd'hui, je vais faire du patriotisme, comme vous l'entendez, et j'expérimenterai sur Simon.
—Citoyen Maurice, répondit le président, Simon a peut-être moins de torts que toi dans cette affaire; il a découvert une conspiration, sans y être appelé par ses fonctions, là où tu n'as rien vu, toi dont c'était le devoir de la découvrir; de plus, tu as des connivences de hasard ou d'intention,—lesquelles? nous n'en savons rien,—mais tu en as avec les ennemis de la nation.
—Moi! dit Maurice. Ah! voilà du nouveau, par exemple; et avec qui donc, citoyen président?
—Avec le citoyen Maison-Rouge.
—Moi? dit Maurice stupéfait; moi, j'ai des connivences avec le chevalier de Maison-Rouge? Je ne le connais pas, je ne l'ai jamais...
—On t'a vu lui parler.
—Moi?