L'homme de la police regarda Maurice de travers, et les grenadiers murmurèrent entre eux.
—Oh! oh! dit Lorin, vous murmurez? Murmurez donc pour deux pendant que vous y êtes, je suis de l'avis de Maurice.
Et il fit un pas en arrière.
L'homme gris saisit la clef, tourna vivement, la porte céda; les soldats se précipitèrent dans la chambre.
Deux bougies brûlaient sur une petite table, mais la chambre de Geneviève, comme celle du chevalier de Maison-Rouge, était inhabitée.
—Vide! s'écria l'homme de la police.
—Vide! répéta Maurice en pâlissant; où est-elle donc? Lorin regarda Maurice avec étonnement.
—Cherchons, dit l'homme de la police. Et, suivi des miliciens, il se mit à fouiller la maison depuis les caves jusqu'aux ateliers. À peine eurent-ils le dos tourné, que Maurice, qui les avait suivis impatiemment des yeux, s'élança à son tour dans la chambre, ouvrant les armoires qu'il avait déjà ouvertes, et appelant d'une voix pleine d'anxiété:
—Geneviève! Geneviève! Mais Geneviève ne répondit point, la chambre était bien réellement vide. Alors Maurice, à son tour, se mit à fouiller la maison avec une espèce de frénésie. Serres, hangars, dépendances, il visita tout, mais inutilement. Soudain l'on entendit un grand bruit; une troupe d'hommes armés se présenta à la porte, échangea le mot de passe avec la sentinelle, envahit le jardin et se répandit dans la maison. À la tête de ce renfort brillait le panache enfumé de Santerre.
—Eh bien! dit-il à Lorin, où est le conspirateur?