Maurice fit comme il venait de faire du pavillon. Il ne laissa pas une chambre sans l'avoir visitée, un corridor sans l'avoir parcouru. Il descendit jusqu'aux caves. Peut-être Geneviève, pour fuir l'incendie, s'était-elle réfugiée là.
Personne.
—Morbleu! dit Lorin, tu vois bien que personne ne tiendrait ici, à l'exception des salamandres, et ce n'est point cet animal fabuleux que tu cherches. Allons, viens; nous demanderons, nous nous informerons aux assistants; quelqu'un peut-être l'a-t-il vue.
Il eût fallu bien des forces réunies pour conduire Maurice hors de la maison; l'Espérance l'entraîna par un de ses cheveux.
Alors commencèrent les investigations; ils visitèrent les environs, arrêtant les femmes qui passaient, fouillant les allées, mais sans résultat. Il était une heure du matin; Maurice, malgré sa vigueur athlétique, était brisé de fatigue: il renonça enfin à ses courses, à ses ascensions, à ses conflits perpétuels avec la foule.
Un fiacre passait; Lorin l'arrêta.
—Mon cher, dit-il à Maurice, nous avons fait tout ce qu'il était humainement possible de faire pour retrouver ta Geneviève; nous nous sommes éreintés; nous nous sommes roussis; nous nous sommes gourmés pour elle. Cupidon, si exigeant qu'il soit, ne peut exiger davantage d'un homme qui est amoureux, et surtout d'un homme qui ne l'est pas; montons en fiacre, et rentrons chacun chez nous.
Maurice ne répondit point et se laissa faire. On arriva à la porte de Maurice sans que les deux amis eussent échangé une seule parole.
Au moment où Maurice descendait, on entendit une fenêtre de l'appartement de Maurice se refermer.
—Ah! bon! dit Lorin, on t'attendait, me voilà plus tranquille. Frappe maintenant. Maurice frappa, la porte s'ouvrit.