—Eh bien, voilà qui s'arrangera merveilleusement bien, dit Durand; n'est-ce pas, ma chère amie?
Madame Durand, fort pâle et fort triste toujours, leva les yeux sur son mari et répondit:
—Que votre volonté soit faite.
Onze heures sonnaient; il était temps de se retirer. Le greffier du Palais se leva, et prit congé de ses nouveaux amis, en leur exprimant tout le plaisir qu'il avait eu de faire connaissance avec eux et leur dîner.
Le citoyen Durand reconduisit son hôte jusque sur le palier; puis, rentrant dans la chambre:
—Allons, Geneviève, dit-il, couchez-vous. La jeune femme, sans répondre, se leva, prit une lampe et passa dans la chambre à droite. Durand, ou plutôt Dixmer, la regarda sortir, resta un instant pensif et le front sombre après son départ; puis, à son tour, il passa dans sa chambre, qui était du côté opposé.
[XLII]
[Les deux billets]
À partir de ce moment, le greffier du ministère de la guerre vint chaque soir travailler assidûment dans le bureau de son collègue du Palais; madame Durand relevait les écrous sur les registres préparés à l'avance, et Durand copiait avec ardeur.