—Ma foi, oui, je crois que c'est cela, citoyen, dit l'officieux. Maurice chancela et alla tomber à reculons sur un fauteuil. Ses yeux se voilèrent.
—Oh! mon Dieu! murmura-t-il.
Puis, en se rouvrant, ses yeux se portèrent sur le bouquet de violettes oublié, ou plutôt laissé par Geneviève.
Il se précipita dessus, le prit, le baisa; puis, remarquant l'endroit où il était déposé:
—Plus de doute, dit-il; ces violettes... c'est son dernier adieu!
Alors Maurice se retourna; et seulement alors il remarqua que la malle était à moitié pleine, que le reste du linge était à terre ou dans l'armoire entr'ouverte.
Sans doute le linge qui était à terre était tombé des mains de Geneviève à l'apparition de Dixmer.
De ce moment il s'expliqua tout. La scène surgit vivante et terrible à ses yeux, entre ces quatre murs témoins naguère de tant de bonheur.
Jusque-là, Maurice était resté abattu, écrasé. Le réveil fut affreux, la colère du jeune homme effrayante.
Il se leva, ferma la fenêtre restée entr'ouverte, prit sur le haut de son secrétaire deux pistolets tout chargés pour le voyage, en examina l'amorce, et, voyant que l'amorce était en bon état, il mit les pistolets dans sa poche.