—Lui? Allons donc! Mais cherchez, et, si vous le trouvez...
—Voici la dénonciation, dit le commissaire, elle est explicite.
Il offrit à Lorin un papier d'une hideuse écriture et d'une orthographe énigmatique. Il était dit dans cette dénonciation que l'on voyait sortir chaque matin de chez le citoyen Lorin le citoyen Lindey, suspect, décrété d'arrestation.
La dénonciation était signée Simon.
—Ah çà! mais ce savetier perdra ses pratiques, dit Lorin, s'il exerce ces deux états à la fois. Quoi! mouchard et ressemeleur de bottes! C'est un César que ce M. Simon....
Et il éclata de rire.
—Le citoyen Maurice! dit alors le commissaire; où est le citoyen Maurice? Nous te sommons de le livrer.
—Quand je vous dis qu'il n'est pas ici! Le commissaire passa dans la chambre voisine, puis monta dans une petite soupente où logeait l'officieux de Lorin. Enfin, il ouvrit une chambre basse. Nulle trace de Maurice.
Mais, sur la table de la salle à manger, une lettre récemment écrite attira l'attention du commissaire. Elle était de Maurice, qui l'avait déposée en partant le matin sans réveiller son ami, bien qu'ils couchassent ensemble:
«Je vais au tribunal, disait Maurice; déjeune sans moi, je ne rentrerai que ce soir.»