Dixmer se jeta dessus et sortit précipitamment pour aller prendre, dans le prétoire, la place où nous l'avons vu.
On sait le reste.
De ce moment, le greffier, pour éviter toute accusation de connivence, alla s'asseoir près de Fouquier-Tinville, laissant la direction de son greffe à son premier commis.
À trois heures dix minutes, Maurice, muni de la carte, traversa une haie de guichetiers et de gendarmes, et arriva sans encombre à la porte fatale.
Quand nous disons fatale, nous exagérons, car il y avait deux portes. La grande porte, par laquelle entraient et sortaient les porteurs de carte; et la porte des condamnés, par laquelle entraient ceux qui ne devaient sortir que pour marcher à l'échafaud.
La pièce dans laquelle venait de pénétrer Maurice était séparée en deux compartiments.
Dans l'un de ces compartiments siégeaient les employés chargés d'enregistrer les noms des arrivants; dans l'autre, meublée seulement de quelques bancs de bois, on déposait à la fois ceux qui venaient d'être arrêtés et ceux qui venaient d'être condamnés; ce qui était à peu près la même chose.
La salle était sombre, éclairée seulement par les vitres d'une cloison prise sur le greffe.
Une femme vêtue de blanc et à demi évanouie gisait dans un coin, adossée au mur.
Un homme était debout devant elle, les bras croisés, secouant de temps en temps la tête et hésitant à lui parler, de peur de lui rendre le sentiment qu'elle paraissait avoir perdu.