—Il demeurait, je crois, vieille rue Saint-Jacques; mais j'ai peur qu'il n'ait déménagé.

—Mais comment se nommait-il? Il faut que je sache son nom.

Maurice surpris resta un instant hésitant; puis il prononça le premier nom qui se présenta à sa mémoire.

—René, dit-il.

—Et son état? Maurice était entouré de tanneries.

—Garçon tanneur, dit-il.

—Dans ce cas, dit un bourgeois qui venait de s'arrêter là et qui regardait Maurice avec une certaine bonhomie, qui n'était pas exempte de défiance, il faudrait s'adresser au maître.

—C'est juste, ça, dit le portier, c'est très juste; les maîtres savent les noms de leurs ouvriers, et voilà le citoyen Dixmer, tiens, qui est directeur de tannerie et qui a plus de cinquante ouvriers dans sa tannerie, il peut te renseigner, lui.

Maurice se retourna et vit un bon bourgeois d'une taille élevée, d'un visage placide, d'une richesse de costume qui annonçait l'industriel opulent.

—Seulement, comme l'a dit le citoyen portier, continua le bourgeois, il faudrait savoir le nom de famille.