—Il est parti.
—Bon!
—Et la chaise de poste? demanda à son tour l'homme au manteau.
—Elle attend au coin de la rue Baillif.
—On a eu soin d'envelopper les roues et les pieds des chevaux avec des chiffons?
—Oui.
—Très bien! Alors, attendons, dit l'homme au manteau.
—Attendons, répondit le charbonnier.
Et tout rentra dans le silence.
Une heure s'écoula, pendant laquelle quelques passants attardés traversèrent à des intervalles toujours plus éloignés, la rue, qui finit enfin par devenir à peu près déserte. De leur côté, le peu de fenêtres éclairées que l'on voyait briller encore s'éteignirent les unes après les autres et l'obscurité, n'ayant plus à lutter que contre les deux lanternes, dont l'une était en face de la chapelle de Saint-Clair et l'autre au coin de la rue Baillif, finit par envahir le domaine que, depuis longtemps déjà, elle réclamait.