—Cela prouve, mon cher Buvat, que c'était une femme de grands sens que madame votre mère.
—Eh bien! monseigneur, me voilà tout prêt, que faut-il que je fasse pour cela?
—Ah! mon Dieu! la chose la plus simple. Vous allez me faire, séance tenante, une copie de tout ceci.
—Mais, monseigneur....
—Ce n'est pas tout, mon cher monsieur Buvat. Vous reporterez à la personne qui vous a donné ces papiers les copies et les originaux, comme s'il n'était rien arrivé, vous prendrez tout ce que cette personne vous donnera; vous me l'apporterez aussitôt, afin que je le lise, puis vous en ferez autant des autres papiers que de ceux-ci, et cela indéfiniment, jusqu'à ce que je vous dise: Assez.
—Mais, monseigneur, dit Buvat, il me semble qu'en agissant ainsi je trompe la confiance du prince.
—Ah! ah! c'est un prince à qui vous avez affaire, mon cher monsieur Buvat? et comment s'appelle ce prince?
—Mais, monseigneur, il me semble qu'en vous disant son nom, je le dénonce....
—Ah çà! mais... et qu'êtes-vous venu faire ici?
—Monseigneur, je suis venu vous prévenir du danger que courait Son Altesse, monseigneur le régent, et voilà tout.