—Oh! non, tout de suite, monsieur, tout de suite, je vous prie.

—Mais c'est qu'elle est chez moi.

—Eh bien! allons chez vous, s'écria l'enfant en courant vers la porte, sans faire attention qu'il lui manquait encore, pour que sa toilette fût achevée, son épée, sa petite veste de satin et son cordon bleu.

—Sire, dit monsieur de Fréjus en s'avançant, je ferai observer à Votre Majesté qu'elle s'abandonne trop passionnément au plaisir que lui cause la possession d'objets qu'elle devrait déjà regarder comme des futilités.

—Oui, monsieur, oui, vous avez raison, dit Louis XV en faisant un effort pour se contenir; oui, mais il faut me pardonner: je n'ai pas encore dix ans, et j'ai bien travaillé hier.

—C'est vrai, dit monsieur de Fréjus en souriant. Aussi Votre Majesté s'occupera de ses joujoux lorsqu'elle aura demandé à monsieur le régent quelle est la seconde nouvelle qu'il avait à lui annoncer.

—Ah! oui, monsieur, à propos, quelle est cette seconde nouvelle?

—Un travail qui doit être profitable à la France, sire et qui est d'une telle importance, que je tiens à le soumettre à Votre Majesté.

—L'avez-vous ici, demanda le jeune roi.

—Non, sire, je ne savais pas trouver Votre Majesté si bien disposée à ce travail, et je l'ai laissé dans mon cabinet.