—Pardon, monsieur Buvat, encore un mot.

—Deux, monsieur.

—Je vous répète que la France a envers vous des obligations qu'il faut qu'elle acquitte. Écrivez donc au régent, faites-lui le relevé de ce qui vous est dû; exposez-lui votre situation, et si vous désirez particulièrement quelque chose, exposez hardiment votre désir. Je suis garant qu'il sera fait droit à votre requête.

—Monsieur, vous êtes trop bon, et je n'y manquerai pas. Je puis donc alors espérer qu'aux premiers fonds qui rentreront dans les caisses de l'État....

—Un rappel vous sera fait, je vous en donne ma parole.

—Monsieur, aujourd'hui même ma pétition sera adressée au régent.

—Et demain vous serez payé.

—Ah! monsieur, que de bontés!

—Allez, monsieur Buvat, allez, votre pupille vous attend.

—Vous avez raison, monsieur, mais elle n'aura rien perdu pour m'attendre, puisque je vais lui porter une si bonne nouvelle. À l'honneur de vous revoir, monsieur. Ah! pardon; sans indiscrétion, comment vous appelez-vous, s'il vous plaît?