—Vous devez avoir des valets? dit-elle.
—Oui, j'en mettrai un sous vos fenêtres.
—Très bien, et il regardera en l'air jusqu'à ce qu'il lui tombe un petit billet sur le nez.
—Soit. Adieu.
L'inconnu monta aux étages supérieurs. Rien n'était plus facile, l'escalier était sombre, et Oliva, en interpellant à haute voix Beausire, couvrait le bruit des pas de son nouveau complice.
—Arriverez-vous, enragé! criait-elle à Beausire, qui ne remontait pas sans faire de sérieuses réflexions sur la supériorité morale et physique de cet intrus, si insolemment emménagé dans le domicile d'autrui.
Il parvint cependant à l'étage où l'attendait Oliva. Il avait l'épée au fourreau, il ruminait un discours.
Oliva le prit par les épaules, le poussa dans l'antichambre, et referma la porte à double tour comme elle l'avait promis.
L'inconnu, en se retirant, put entendre le commencement d'une lutte dans laquelle brillaient par leur son éclatant, comme des cuivres dans l'orchestre, ces sortes de horions qui s'appellent vulgairement et par onomatopée des claques.
Aux claques se mêlaient des cris et des reproches. La voix de Beausire tonnait, celle d'Oliva étonnait. Qu'on nous passe ce mauvais jeu de mots, car il rend au complet notre idée.