[Chapitre XXXV]
[Le quatrain de M. de Provence]
Tandis que tous ces événements se passaient à Paris et à Versailles, le roi, tranquille comme à son ordinaire, depuis qu'il savait ses flottes victorieuses et l'hiver vaincu, se proposait dans son cabinet, au milieu des cartes et des mappemondes, des petits plans mécaniques, et songeait à tracer de nouveaux sillons sur les mers aux vaisseaux de La Pérouse.
Un coup légèrement frappé à la porte le tira de ses rêveries tout échauffées par un bon goûter qu'il venait de prendre.
En ce moment, une voix se fit entendre.
—Puis-je pénétrer, mon frère, dit-elle.
«M. le comte de Provence, le malvenu!» grommela le roi en poussant un livre d'astronomie ouvert aux plus grandes figures.
—Entrez, dit-il.
Un personnage gros, court et rouge, à l'œil vif, entra d'un pas trop respectueux pour un frère, trop familier pour un sujet.
—Vous ne m'attendiez pas, mon frère? dit-il.