Le silence se rétablit parmi eux.
Les trois coups se répétèrent.
Puis une voix aiguë cria en portugais:
—Ouvrez! au nom de monsieur l'ambassadeur de Portugal!
—L'ambassadeur! murmurèrent tous les coquins en s'éparpillant dans tout l'hôtel, et pendant quelques minutes ce fut par les jardins, par les murs du voisinage, par les toits, un sauve-qui-peut, un pêle-mêle désordonné.
L'ambassadeur véritable, qui venait effectivement d'arriver, ne put rentrer chez lui qu'avec des archers de la police, qui enfoncèrent la porte en présence d'une foule immense, attirée par ce spectacle curieux.
Puis on fit main-basse partout, et l'on arrêta monsieur Ducorneau, qui fut conduit au Châtelet, où il coucha.
C'est ainsi que se termina l'aventure de la fausse ambassade de Portugal.