—Oh! vous partie, vous cachée, vous introuvable, je ne craindrais plus le fou. Je lui dirais tout haut: Vous êtes un insensé d'avancer de pareilles choses, prouvez-les: ce qui lui serait impossible; tout bas je lui dirais: Vous êtes un lâche!
—Je partirai quand et comme il vous plaira, dit Oliva.
—Je crois que c'est sage, répliqua Jeanne.
—Faut-il partir tout de suite?
—Non, attendez que j'aie préparé toutes choses pour le succès. Cachez-vous, ne vous montrez pas, même à moi. Déguisez-vous même en regardant dans votre miroir.
—Oui, oui, comptez sur moi, chère amie.
—Et pour commencer, rentrons; nous n'avons plus rien à nous dire.
—Rentrons. Combien vous faut-il de temps pour vos préparatifs?
—Je ne sais; mais faites attention à une chose: d'ici au jour de votre départ, je ne me montrerai pas à ma fenêtre. Si vous m'y voyez, comptez que ce sera pour le jour même, et tenez-vous prête.
—Oui, merci, ma bonne amie.