—Oui, monseigneur.
—D'abord achat fait par moi pour le compte de Sa Majesté d'un collier sur lequel je vous ai payé deux cent cinquante mille livres.
—C'est vrai, monseigneur.
—Ensuite, vente souscrite directement par la reine, vous me l'avez dit, du moins, aux termes fixés par elle et sur la responsabilité de sa signature?
—De sa signature.... Vous dites que c'est la signature de la reine, n'est-ce pas, monseigneur?
—Montrez-la-moi.
—La voici.
Les joailliers tirèrent la lettre de leur portefeuille. Le cardinal y jeta les yeux.
—Eh mais! s'écria-t-il, vous êtes des enfants... Marie-Antoinette de France.... Est-ce que la reine n'est pas une fille de la maison d'Autriche? Vous êtes volés: l'écriture et la signature, tout est faux!
—Mais alors, s'écrièrent les joailliers au comble de l'exaspération, madame de La Motte doit connaître le faussaire et le voleur?