—C'est vous qui allez me dicter ma conduite. Que dites-vous que pense monsieur de Rohan?
—Il pense que vous êtes sa maîtresse.
—Vous êtes dur, Olivier....
—Je parle comme on parle en face de la mort.
—Que dites-vous que pensent les joailliers?
—Que la reine ne pouvant payer, monsieur de Rohan paiera pour elle.
—Que dites-vous qu'on pense dans le public au sujet du collier?
—Que vous l'avez, que vous l'avez caché, que vous l'avouerez seulement quand il aura été payé, soit par le cardinal, dans son amour pour vous, soit par le roi, dans sa peur du scandale.
—Bien; et vous Charny, à votre tour, je vous regarde en face et vous demande: que pensez-vous des scènes que vous avez vues dans le parc de Versailles?
—Je crois, madame, que vous avez besoin de me prouver votre innocence, répliqua énergiquement le digne gentilhomme.