—Ah!... et que venait-elle faire, si Oliva avait disparu?...
—C'est ce que je me suis demandé d'abord, et je ne me l'expliquais pas. J'avais vu madame de La Motte descendre d'une voiture de poste qui attendait rue du Roi-Doré. Mes gens avaient vu stationner longtemps cette voiture, et ma pensée, je l'avoue, était que madame de La Motte voulait s'attacher Oliva.
—Vous laissiez faire?
—Pourquoi non? C'est une dame charitable et favorisée du sort, cette madame de La Motte. Elle est reçue à la cour. Pourquoi, moi, l'eussé-je empêchée de me débarrasser d'Oliva? J'aurais eu tort, vous le voyez, puisqu'un autre me l'a enlevée pour la perdre encore.
—Ah! dit monsieur de Crosne méditant profondément, mademoiselle Oliva était logée chez vous?
—Oui, monsieur.
—Ah! mademoiselle Oliva et madame de La Motte se connaissaient, se voyaient, sortaient ensemble?
—Oui, monsieur.
—Ah! madame de La Motte a été vue chez vous, le jour de l'enlèvement d'Oliva?
—Oui, monsieur.