«Eh bien, mon cher Dantès, êtes-vous libre? demanda l'armateur.

—Oui, monsieur.

—La chose n'a pas été longue.

—Non, j'ai donné aux douaniers la liste de marchandises; et quant à la consigne, elle avait envoyé avec le pilote côtier un homme à qui j'ai remis nos papiers.

—Alors, vous n'avez plus rien à faire ici?»

Dantès jeta un regard rapide autour de lui.

«Non, tout est en ordre, dit-il.

—Vous pouvez donc alors venir dîner avec nous?

—Excusez-moi, monsieur Morrel, excusez-moi, je vous prie, mais je dois ma première visite à mon père. Je n'en suis pas moins reconnaissant de l'honneur que vous me faites.

—C'est juste, Dantès, c'est juste. Je sais que vous êtes bon fils.