Andrea lut à voix basse:

«Vous êtes pauvre, une vieillesse malheureuse vous attend. Voulez-vous devenir sinon riche, du moins indépendant?

«Partez pour Paris à l’instant même, et allez réclamer à M. le comte de Monte-Cristo, avenue des Champs-Élysées, n°30, le fils que vous avez eu de la marquise de Corsinari, et qui vous a été enlevé à l’âge de cinq ans.

«Ce fils se nomme Andrea Cavalcanti.

«Pour que vous ne révoquiez pas en doute l’attention qu’a le soussigné de vous être agréable, vous trouverez ci-joint:

«1. Un bon de deux mille quatre cents livres toscanes, payable chez M. Gozzi, à Florence;

«2. Une lettre d’introduction près de M. le comte de Monte-Cristo sur lequel je vous crédite d’une somme de quarante-huit mille francs.

«Soyez chez le comte le 26 mai, à sept heures du soir.

«Signé: ABBÉ BUSONI.»

—C’est cela.