—Vous l’avez vu?
—Oui, une fois.
—Où cela?
—Ah! justement voici ce que je ne puis pas vous dire; vous seriez aussi savant que moi, et c’est inutile.
—Et cette lettre vous disait?...
—Lisez.»
«Vous êtes pauvre, et vous n’avez qu’un avenir misérable: voulez-vous avoir un nom, être libre, être riche?»
—Parbleu! fit le jeune homme en se balançant sur ses talons, comme si une pareille question se faisait!
«Prenez la chaise de poste que vous trouverez tout attelée en sortant de Nice par la porte de Gênes. Passez par Turin, Chambéry et Pont-de-Beauvoisin. Présentez-vous chez M. le comte de Monte-Cristo, avenue des Champs-Élysées, le 26 mai, à sept heures du soir, et demandez-lui votre père.
«Vous êtes le fils du marquis Bartolomeo Cavalcanti et de la marquise Olivia Corsinari, ainsi que le constateront les papiers qui vous seront remis par le marquis, et qui vous permettront de vous présenter sous ce nom dans le monde parisien.