—Ah! te voilà bien, nature orgueilleuse et égoïste! À la bonne heure, je retrouve l’homme qui veut trouer l’amour-propre d’autrui à coups de hache, et qui crie quand on troue le sien avec une aiguille.
—Non! mais c’est qu’il me semble que M. Danglars....
—Devait être enchanté de vous n’est-ce pas? Eh bien, M. Danglars est un homme de mauvais goût, c’est convenu, et il est encore plus enchanté d’un autre....
—De qui donc?
—Je ne sais pas, moi; étudiez, regardez, saisissez les allusions à leur passage, et faites-en votre profit.
—Bon, je comprends; écoutez, ma mère... non! pas ma mère, je me trompe, mon père a eu l’idée de donner un bal.
—Un bal dans ce moment-ci de l’année?
—Les bals d’été sont à la mode.
—Ils n’y seraient pas, que la comtesse n’aurait qu’à vouloir, et elle les y mettrait.
—Pas mal; vous comprenez, ce sont des bals pur sang; ceux qui restent à Paris dans le mois de juillet sont de vrais Parisiens. Voulez-vous vous charger d’une invitation pour MM. Cavalcanti?