Noirtier resta impassible.
«Mais, continua Mme de Villefort, ce que vous ne savez pas, monsieur, c’est que j’ai toujours été opposée à ce mariage, qui se faisait malgré moi.»
Noirtier regarda sa belle-fille en homme qui attend une explication.
«Or, maintenant que ce mariage, pour lequel je connaissais votre répugnance, est rompu, je viens faire près de vous une démarche que ni M. de Villefort ni Valentine ne peuvent faire.»
Les yeux de Noirtier demandèrent quelle était cette démarche.
«Je viens vous prier, monsieur, continua Mme de Villefort, comme la seule qui en ait le droit, car je suis la seule à qui il n’en reviendra rien; je viens vous prier de rendre, je ne dirai pas vos bonnes grâces, elle les a toujours eues, mais votre fortune, à votre petite-fille.»
Les yeux de Noirtier demeurèrent un instant incertains: il cherchait évidemment les motifs de cette démarche et ne les pouvait trouver.
«Puis-je espérer, monsieur, dit Mme de Villefort que vos intentions étaient en harmonie avec la prière que je venais vous faire?
—Oui, fit Noirtier.
—En ce cas, monsieur, dit Mme de Villefort, je me retire à la fois reconnaissante et heureuse.»