— Discute, Planchet; de la discussion naît la lumière.

— Eh bien! puisque j’ai la permission de Monsieur, je lui dirai qu’il y a là-bas les parlements d’abord.

— Eh bien! après?

— Et puis l’armée.

— Bon. Vois-tu encore quelque chose?

— Et puis la nation.

— Est-ce tout?

— La nation, qui a consenti la chute et la mort du feu roi, père de celui-là, et qui ne se voudra point démentir.

— Planchet, mon ami, dit d’Artagnan, tu raisonnes comme un fromage. La nation... la nation est lasse de ces messieurs qui s’appellent de noms barbares et qui lui chantent des psaumes. Chanter pour chanter, mon cher Planchet, j’ai remarqué que les nations aimaient mieux chanter la gaudriole que le plain-chant. Rappelle-toi la Fronde; a-t-on chanté dans ces temps-là! Eh bien! c’était le bon temps.

— Pas trop, pas trop; j’ai manqué y être pendu.