— Dites seulement votre nom.
— Je n’aime pas davantage à décliner mon nom en plein air; d’ailleurs, soyez tranquille, je ne mangerai pas votre chien, et je prie Dieu qu’il soit aussi réservé à mon égard.
— Vous apportez des nouvelles peut-être, n’est-ce pas, monsieur? reprit la voix, patiente et questionneuse comme celle d’un vieillard.
— Je vous en réponds, que j’en apporte des nouvelles, et auxquelles on ne s’attend pas, encore! Ouvrez donc, s’il vous plaît, hein?
— Monsieur, poursuivit le vieillard, sur votre âme et conscience, croyez-vous que vos nouvelles vaillent la peine de réveiller le roi?
— Pour l’amour de Dieu! mon cher monsieur, tirez vos verrous, vous ne serez pas fâché, je vous jure, de la peine que vous aurez prise. Je vaux mon pesant d’or, ma parole d’honneur!
— Monsieur, je ne puis pourtant pas ouvrir que vous ne me disiez votre nom.
— Il le faut donc?
— C’est l’ordre de mon maître, monsieur.
— Eh bien! mon nom, le voici... mais je vous en préviens, mon nom ne vous apprendra absolument rien.