— Vous m’apportez des nouvelles, dites-vous?
— Oui, Sire.
— De la part du roi de France, sans doute?
— Ma foi, non, Sire, répliqua d’Artagnan. Votre Majesté a dû voir là-bas que le roi de France ne s’occupait que de Sa Majesté à lui.
Charles leva les yeux au ciel.
— Non, continua d’Artagnan, non, Sire. J’apporte, moi, des nouvelles toutes composées de faits personnels. Cependant, j’ose espérer que Votre Majesté les écoutera, faits et nouvelles, avec quelque faveur.
— Parlez, monsieur.
— Si je ne me trompe, Sire, Votre Majesté aurait fort parlé à Blois de l’embarras où sont ses affaires en Angleterre.
Charles rougit.
— Monsieur, dit-il, c’est au roi de France seul que je racontais.