L’Anglais montra une lettre à d’Artagnan.

From the general, dit-il.

— Bien, c’est cela; mon congé, répliqua le Gascon. Faut-il lire, Athos?

— Vous devez vous tromper, dit Athos, ou je ne connais plus d’honnêtes gens que vous et moi.

D’Artagnan haussa les épaules et décacheta la lettre, tandis que l’Anglais, impassible, approchait de lui une grosse lanterne dont la lumière devait l’aider à lire.

— Eh bien! qu’avez-vous? dit Athos voyant changer la physionomie du lecteur.

— Tenez, lisez vous-même, dit le mousquetaire.

Athos prit le papier et lut:

«Monsieur d’Artagnan, le roi a regretté bien vivement que vous ne fussiez pas venu à Saint-Paul avec son cortège. Sa Majesté dit que vous lui avez manqué comme vous me manquiez aussi à moi, cher capitaine. Il n’y a qu’un moyen de réparer tout cela. Sa Majesté m’attend à neuf heures au palais de Saint-James; voulez-vous vous y trouver en même temps que moi? Sa Très Gracieuse Majesté vous fixe cette heure pour l’audience qu’elle vous accorde.»

La lettre était de Monck.